Résidence de cinéaste 2013-2014

La résidence

Le Centre Vidéo de Bruxelles (CVB) met en place sa résidence de cinéaste afin d’offrir aux jeunes réalisateurs sortis de nos écoles de cinéma, des conditions singulières et originales pour travailler, exercer, pratiquer et expérimenter leur chemin en cinéma.

Ces conditions tiennent en quelques points :
une durée déterminée de 2 ans,
un montant annuel en numéraire, fixe et dédié au travail d’écriture,
une attention particulière aux besoins en matériel,
un accompagnement plus étroit à la production,
un travail spécifique à la diffusion, promotion et à la communication,
un blog alimenté par le cinéaste

Ces moyens matériels et humains sont au service d’une liberté totale de création dans un cadre artistique clair : travailler dans le champ d’une thématique définie en concertation avec le CVB et finaliser pendant la résidence au moins 2 réalisations dans l’espace large et mouvant de l’approche documentaire mais dont format et forme ne sont a contrario pas définis au préalable.

Maxime Coton

Maxime Coton est né en 1986, à La Louvière. Il a étudié à l’INSAS, en option son. C’est là qu’il concrétise les passerelles entre ses différentes passions (la musique et l’écriture), découvre l’art radiophonique, les musiques électroacoustiques et le cinéma. Aujourd’hui, outre des collaborations en tant que preneur de son et monteur son, il mène ses propres projets en tant que réalisateur (« Entre Création Et Exil », « Les Vagues Et L’Enfant », « Nicolas Treatt, des voix,des visages », « A l’Improviste », …) poète (La Biographie de Morgane Eldä, Le Geste Ordinaire, Le Mot Minimal) et musicien (TOPE!, Aorte, Alibi,…) et s’investit dans des structures éditoriales (éd. Tétras-Lyre) et de production audiovisuelle (Bruits asbl). Son premier film, Le geste ordinaire, a été réalisé au sein du CVB.


Thématique : Histoires

La thématique retenue pour cette première Résidence s’intitule très sobrement « Histoires ». Une thématique conçue non pas comme un cadre rigide mais plutôt comme une ligne de fuite à partir de laquelle le cinéaste peut tirer des fils.

A travers cette thématique il est pertinent de sonder les tensions entre la grande Histoire et les petites histoires, entre le Discours officiel et la Parole : parole des sans voix. Une telle thématique permet également d’inscrire les films qui en découlent dans un questionnement sur la nature du vrai. Partant de faits historiques avérés, il s’agit de retrouver l’humanité qui les a traversés, en les questionnant. L’enjeu programmatique majeur d’une telle thématique est la nécessité de la construction d’une mémoire, vivante et critique.

Maxime Coton a décidé pour son premier opus dans cette résidence de traiter de la mémoire à travers les commémorations de la grande guerre.
Le projet : « La Main sur le coeur »
Un soldat de la guerre 14-18, blessé au combat des suites d’une déflagration, sort d’un coma d’un siècle et découvre avec ingénuité les traces laissées par la Grande Guerre dans le paysage culturel et l’inconscient collectif. Parallèlement, il tente de recouvrer sa propre mémoire, en faisant battre en brèche l’amnésie qui le tient.
Décalé, ce docu-fiction est ainsi l’occasion de poser un regard neuf sur le devoir de mémoire : sa nécessité et ses dérives potentielles.

Tournage du 7 octobre au 16 octobre 2013
Sortie : février 2014

Rencontre au Point Culture le 7 novembre à 18h30
145 rue Royale
1000 Bruxelles
Belgique

Renseignements complémentaires : Centre Vidéo de Bruxelles – CVB
Philippe Cotte, promotion diffusion
+32.2.221.10.67
philippe.cotte@cvb-videp.be
www.cvb-videp.be

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