Dans les marges de la ville. Les taudis, les bidonvilles et Jacques Prévert

Vendredi 4 mai à 19 heures, au Carré de Baudouin, Paris 20e
Dans le cadre de l’exposition « Villes » du Bar Floréal au Carré de Baudouin.
 
Aubervilliers, d’Eli Lotar, 1946, 24′, sous réserve
 
La vie des « gentils enfants de la misère » à Aubervilliers dans l’immédiat après-guerre. Commandité par la municipalité communiste d’Aubervilliers ce film, poétique et politique, fait une large place au mal logement ouvrier et précise que les « ruines de la guerre » n’ont fait que se rajouter aux ruines de la misère ». 
 
Etranges étrangers, de Marcel Trillat et Frédéric Variot, 1970, 58’
 
Les conditions de vie et de logement des travailleurs immigrés en Seine-Saint-Denis. Réalisé à chaud, par un collectif de gauche (associatif, syndical et politique) en réaction au ”drame d’Aubervilliers” (qui vit périr cinq travailleurs noirs dans un foyer le 31 décembre 1969), Etranges Etrangers montre et dénonce les conditions de logement des immigrés en France, tant dans les bidonvilles (Aubervilliers et Saint-Denis) que dans les foyers, caves et taudis (en  particulier à Aubervilliers). Le film s’achève par une intervention syndicale sur un chantier, à Neuilly-Plaisance (Seine-Saint-Denis).
Etranges Etrangers se situe à «la fin de l’époque des bidonvilles» (quand le département était «le plus bidonvillisé de France») et il participa à la prise de conscience du phénomène comme à son éradication. Jamais montré à la télévision, Etranges Etrangers fut abondamment diffusé par les circuits militants et associatifs.

 
Pavillon Carré de Baudouin

121 rue de Ménilmontant
75020 Paris
Métro Gambetta ou bus 26 et 96 (Arrêt Pyrénées/Ménilmontant)
01 58 53 55 40
 

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