Les champs brûlants

Mardi 20 mars de 17 h à 21 h 
Beaux-arts de Paris
l’école nationale supérieure / 14, rue Bonaparte 75272 Paris cedex 06

Projection des films Les champs brûlants, 2010, 16 mm, n&b, 72’, de Catherine Libert et Stefano Canapa, et Giro di lune tra terra e mare, 1998, 35 mm, vost, 101’, de Isabella Sandri et Beppe Gaudino, en présence des réalisateurs

« Qu’est-ce que l’indépendance ? Promenade dans les friches urbaines et cinématographiques de l’Italie avec Isabella Sandri et Beppe Gaudino, cinéastes de notre temps. C’est d’abord une prise sur le réel, un jeu de regards entre une foule anonyme. Puis le crépuscule, une nuit étrange, les mots de Rimbaud : la recherche sur l’image devient prépondérante… » Cinéma du réel 2011

« Tours de lune entre terre et mer serait le titre littéral de ce très beau film de Gaudino. Entre terre et mer, entre antiquité et contemporanéité, entre légende et réalité, le film nous conte l’histoire d’une ville, Pozzuoli, située à quelques kilomètres de Naples. Pozzuoli est une ville où les traces laissées par “l’histoire” remontent à 500 ans avant Jésus-Christ ; d’autres cicatrices sont par la suite venues s’y ajouter : celles des épidémies de choléra ou celles provoquées par le banditisme. Gennarino est le jeune garçon qui nous guide pour ce parcours inhabituel dans l’histoire et dans l’état d’âme de Pozzuoli. Des fragments historiques – surprenantes reconstitutions de séquences où l’empereur Néron, Agrippina ou Sybille sont protagonistes – s’entremêlent avec les événements qui touchent sa famille. Une famille de pêcheurs, de condition très pauvre, obligée de déménager de maison en maison. Perpétuels déplacements qui pourtant s’inscrivent dans une temporalité et un espace continus. C’est bien ici d’ailleurs, que se situe l’incroyable singularité du film de Gaudino, dans cette capacité à raconter la continuité de l’Histoire, et donc des hommes. Coup de maître au niveau du montage, Giro di lune… propose plusieurs registres de lecture : le texte, dit en latin, napolitain et italien (!) ; l’image, avec ses différentes textures et sensibilités ; et puis le son, la musique. Un coup de cœur ! » Nova cinéma, Bruxelles, 2003

Plus d’infos sur www.beauxartsparis.fr

Les commentaires sont clos, mais les trackbacks and pingbacks sont ouverts.