Les fantômes du réel

Du 21 au 25 novembre 2012

En présence de: Robert CAHEN – François CAILLAT – Digna SINKE – Aleksandr BALAGURA – Richard DINDO – Patricio GUZMAN – Jean-Claude TAKI – Christine MARROU – Jean-Louis COMOLLI

La programmation Les fantômes du réel rassemble des cinéastes qui cherchent comment représenter l’indétermination du monde, ses interstices et ses zones floues. Les quinze films proposés ici s’interrogent sur la question du visible et de l’invisible, ils explorent la porosité du réel : ses creux, ses troubles, ses flottements. Leur objectif n’est pas d’épuiser le sens caché des choses ou des êtres, mais de mettre en scène la complexité et le doute. Ils travaillent dans l’entre-deux, aux confins des ombres et des lumières, dans l’incertitude du présent et les fantômes du passé.

> mercredi 21 novembre
FIGURES. Certains êtres nous hantent et continuent d’irradier le présent. Ils sont des marques invisibles et tenaces. Leurs visages, leurs mots s’inscrivent sur le monde alentour comme un palimpseste. Les films Dernier adieu de Robert Cahen et Une Jeunesse amoureuse (présenté en avant-première) de François Caillat explorent la transparence de la vie.

> jeudi 22 novembre
LIEUX. Le paysage porte jusqu’à nous le passé disparu, ses secrets oubliés. Il raconte la permanence et le renouvellement, il est le témoin du temps et l’allié des fantômes. Les trois films Un pont sur la Drina de Xavier Lukomski, Profit motive and the whispering wind de John Gianvito, Nature et Nostalgie de Digna Sinke, explorent l’extraordinaire mémoire des lieux.

> vendredi 23 novembre
FRAGMENTS. Les cinéastes inventent des formes pour exprimer la perméabilité du réel. Ils cherchent un langage où la matière du cinéma serait contaminée par l’incertitude et la fugacité. Les essais poétiques de Robert Cahen L’étreinte etCorps flottants, les films Le battement d’ailes d’un papillon de Aleksandr Balagura et Trois Soldats allemands de François Caillat, participent pleinement au mystère du monde.

> samedi 24 novembre
TRACES. Les cinéastes attentifs au passé cherchent une manière de l’approcher, lui rendre vie, le toucher. Ils suivent des pistes, regardent des empreintes, s’interrogent à l’aune des signes disponibles. Ernesto Che Guevara – le journal de Boliviede Richard Dindo et Nostalgie de la lumière de Patricio Guzman, mènent leur quête aux confins de la vie et de la mort.

> dimanche 25 novembre
ABSENCES. Des cinéastes convoquent leurs disparus. Ils les interpellent et les font exister dans un nouveau récit. Peu soucieux de mener une enquête policière ou de résoudre l’énigme, ils s’égarent en chemin et se laissent volontiers déborder par la tentation romanesque. Les films Sotchi 255 de Jean-Claude Taki, Près du corps de Gaëlle Douël et Surgi de la brume dans un rugissement strident de Christine Marrou, racontent des absences qui ne seront jamais comblées.
En clôture de cette programmation, le film d’Alain Resnais L’année dernière à Marienbad met en scène des personnages fantomatiques dans une narration éclatée et une chronologie défaite. Il reste le modèle d’un cinéma de la fragmentation et de l’incertitude.

Le cinéaste et critique Jean-Louis Comolli dialoguera avec François Caillat lors d’une rencontre au cinéma Latina, le dimanche 25 novembre, de 14h à 16h. Il y sera question des Fantômes du réel, revêtus de quelques concepts cinématographiques : le champ et le hors-champ, le cadre et le cache, le plein et le vide…

Programme préparé par Hélène Coppel, Déléguée générale de « Documentaire sur grand écran », et François Caillat, cinéaste.

HORAIRES : http://www.docsurgrandecran.fr/evenement/les-fantomes-du-reel
BANDE ANNONCE SUR : http://www.youtube.com/watch?v=VbJNamgRbh4

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