Mémoires du monde

LE 16 JANVIER 2012 À 19H
AU CENTRE WALLONIE-BRUXELLES À PARIS
46, rue Quincampoix 75004 Paris – www.cwb.fr/

À l’occasion de la parution du livre Mémoires du monde, publié aux éditions Yellow Now.
La Cinémathèque de la Fédération Wallonie-Bruxelles conserve près de huit mille films.
Depuis la Deuxième Guerre mondiale, ces archives encore peu connues constituent une
collection variée dans l’éclectisme des genres et des thèmes abordés par des réalisateurs
du monde entier. Films pédagogiques, films d’auteurs ou films de commande, cette collection
réunit essentiellement des documentaires qui proposent un regard sur le monde
depuis 1950.

Marianne Thys a sélectionné cent films, admirés ou oubliés, innovants ou classiques.
Mémoires du monde constitue une anthologie déclinée en cinq thèmes qui suivent la marche
du monde, depuis l’être humain dans son habitat naturel jusqu’à l’oppression sociale et
politique sous toutes ses formes.

Jean-Louis Comolli propose quant à lui un regard personnel sur cette collection, sorte
de parcours subjectif qui retrace l’évolution du documentaire depuis la naissance du cinéma
et la révolution amenée par le son synchrone, impliquant de nouvelles façons de filmer et
des perceptions inconnues du spectateur.

Le débat sera suivi à 20h30 par la projection de deux documentaires rares :

LES AMIS DU PLAISIR de Luc de Heusch – 1961 – Belgique – 30 min. – N/B
Portrait chaleureux d’un groupe théâtral fondé en 1895 pour le seul plaisir de l’amitié et
du théâtre. Le réalisateur et ethnologue de Heusch constate que cette réalisation collective
n’est pas très différente de la préparation collective d’une fête dans une communauté
rurale au Rwanda, pays qu’il connaît bien.

REGARD SUR LA FOLIE de Mario Ruspoli – 1962 – France – 40 min. – N/B
Accompagné de l’excellent caméraman Michel Brault avec sa caméra 16 mm, légère et à
son synchrone, et du renommé monteur Henri Colpi (Hiroshima mon amour, L’Année
dernière à Marienbad) comme conseiller artistique, Mario Ruspoli décrit la vie quotidienne
de gens coupés du reste du monde à l’hôpital psychiatrique Saint-Alban avec un immense
respect, et une tranquillité bouleversante.

Les commentaires sont clos, mais les trackbacks and pingbacks sont ouverts.