Nickel, le trésor des Kanak : Diffusion

NICKEL, LE TRESOR DES KANAK

un film documentaire de Laurent Cibien et Anne Pitoiset (52′)
produit par Félicie Roblin (Zadig productions) et Matthieu Lamotte (aaa production)
coproduction: Horizon Pacifique (Nouméa)

Images: Eric Bergeron/ Montage: Claude Clorennec/ Son: Maxime Brillou/ Musique: Yann Richard/ Mixage: Mikaël Kandelman/ Avec la voix d’Anne de Broca

avec la participation de France Télévisions, de la Procirep, de l’ANGOA et du CNC, du Ministère chargé de l’Outre-Mer, du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, de la province Nord de Nouvelle- Calédonie, de la province des Iles Loyauté de Nouvelle-Calédonie, de la province Sud de la Nouvelle- Calédonie et de la Maison de la Nouvelle-Calédonie à Paris.

Il y a vingt cinq ans, la Nouvelle-Calédonie passait du drame à l’espoir. Le drame, c’était le massacre de la grotte d’Ouvéa. L’espoir: les accords de Matignon, qui, sous l’égide de Michel Rocard, enclenchaient le processus de paix et de rééquilibrage des pouvoirs entre Kanak et Caldoches.
Aujourd’hui, patiemment, les Kanak luttent toujours pour leur indépendance. Mais l’heure n’est plus à la violence. L’arme qu’ils utilisent pour parvenir à leur fin est bien plus puissante : le nickel.
Pour financer leur futur Etat, les Kanak ouvrent des mines, construisent des usines. Ils jouent leur destin sur le marché des matières premières. Le pari est audacieux, mais dangereux. Ce peuple d’à peine 100 000 personnes parviendra-t-il à se faire une place dans l’économie mondiale ? Résistera-t-il à la voracité des multinationales ? Ne risque-il pas d’y perdre son âme ? De passer d’une dépendance politique à une dépendance économique ?
Dans «Nickel, le trésor des Kanak», Anne Pitoiset, journaliste économique installée en Nouvelle Calédonie, et Laurent Cibien, réalisateur, mènent l’enquête, de Koné (Province Nord) jusqu’à Londres, de Paris jusqu’à Séoul. Ils rencontrent les acteurs de cette histoire et décryptent la stratégie de Paul Néaoutyine, l’héritier de Jean-Marie Tjibaou. Ils mettent en lumière le rôle crucial d’un homme de l’ombre: André Dang, un homme d’affaire calédonien d’origine vietnamienne qui a très vite compris comment un pays producteur de matières premières pouvait tirer parti de la soif de minerai des nouvelles puissances asiatiques.
Aujourd’hui, s’écrit en Nouvelle-Calédonie une nouvelle page d’histoire, celle d’une décolonisation comme la France n’a jamais réussi à en mener. Une décolonisation pacifique sur fond de guerre planétaire pour l’accès aux ressources naturelles.

Mardi à 21h40, sur France 5

Les commentaires sont clos, mais les trackbacks and pingbacks sont ouverts.