« Ô heureux jours » de Dominique Cabrera

Samedi 26 Novembre 2011 à 21h30
à l’Espace 1789 de Saint-Ouen

Dominique Cabrera, accueilli en résidence à l’Espace 1789 de Saint-Ouen tout au long de l’année et en montage à Périphérie cet été, a presque terminé son film Ô heureux jours ! Un an après le lancement de l’aventure au Festival du film de Famille, une dernière projection de travail aura lieu pour l’édtition de cette année du festival.

Ô heureux jours de Dominique Cabrera
2011 – 90 min – Couleur – Production : Ad Libitum…
Montage : Marc Daquin

« Il y a six ans mon frère Bernard qui vit à Boston s’est marié. Nous trois, ses frères et soeurs, on est venu à son mariage, bien sûr, mais on n’a emmené ni les conjoints ni les enfants, pour des raisons de date, d’économie, je ne sais plus… Ei ainsi nous nous sommes retrouvés en Amérique tous les quatre avec papa et maman comme quand nous étions enfants. C’était très heureux. J’avais apporté une petite camera pour filmer le mariage et je me suis retrouvée à chroniquer la famille de notre enfance.
Et quand on est rentrés, j’ai voulu continuer. Je voulais regarder cela, la famille… Regarder leurs visages que j’aimais, que je détestais par moments, qui étaient inscrits en tous cas au plus profond de mon être. J’allais appeler ce film « Ô heureux jours », c’était les paroles d’une chanson qu’on avait chanté au mariage.

Ils n’aimaient pas toujours que je les scrute ainsi, que je les photographie autant, que je les absorbe avec cette avidité. Alors, j’ai imaginé que je pourrais plus facilement les filmer dans les circonstances où c’était autorisé, même encouragé : les réunions rituelles de famille. Noël, Pâques, les vacances d’été, les anniversaires…. C’était bien suffisant et même c’était mieux, parce que ce que je cherchais s’exprimait peut-être davantage à ces moments là.

Une famille, une culture familiale, qu’est ce que c’est ? De quoi c’est fait ? De répétitions, de liens, de transmissions et d’interdits, de souvenirs, de cuisine, de croyance, de violences, de secrets, de temps… Je les aurai finalement filmés pendant sept ans ! » D.C.

En partenariat avec Périphérie: http://www.peripherie.asso.fr/

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