Oceanie : projection au musée du Quai Branly

La Société des Océanistes vous invite
le jeudi 4 avril à 18H
à la projection du film

OCEANIE
de Charles Belmont
Salle de cinéma du Musée Branly

Image : Etienne de Gramont
Montage : Marielle Issartel
Musique : Michel Portal
Avec Ariane Mnouchkine et Marie-Claude Tjibaou.

durée : 1h24
Entrée libre
Un débat avec Marielle Issartel, monteuse du film, et Isabelle Leblic, ethnologue spécialiste de Nouvelle-Calédonie, suivra la projection.

Automne 2000, le huitième Festival des Arts du Pacifique se tient en Nouvelle Calédonie. C’est l’occasion pour Charles Belmont de retrouver la terre et les hommes avec qui il a tourné « Les Médiateurs du Pacifique ».

Charles Belmont : « Après Les Médiateurs du Pacifique, j’ai eu envie de retourner en Nouvelle-Calédonie filmer les Océaniens, réunis autour d’un thème commun à tous les peuples du Pacifique : « Parole d’hier, d’aujourd’hui, de demain ».
Deux mille danseurs, chanteurs, musiciens, comédiens accostèrent de tout le Pacifique, certains quittaient leur île pour la première fois. Parole dansée, parole chantée, théâtre en langue ancienne, mythes fondateurs et vision du futur… d’Australie, de Nouvelle-Zélande, du Vanuatu, des Fidji, de Guam, d’Hawaï…
J’ai proposé à Ariane Mouchkine de rencontrer cette parole d’un continent exceptionnellement rassemblé.

Ce que mon film tente de mettre en jeu, c’est la rencontre entre deux démarches artistiques, celle d’un cinéaste occidental passionné de danse ayant déjà partagé les moments forts d’une communauté mélanésienne, et celles d’artistes océaniens travaillant dans d’autres domaines d’expression.
J’ai voulu avec ma propre sensibilité créer à la fois un rythme, un mouvement, des images à la juste distance corporelle de gens qui expriment leur réalité et leur propre histoire au moyen de la danse, de la musique, du théâtre. »

A l’issue du Festival, un événement formidable et imprévisible s’est produit. A la fin d’un spectacle, un jeune homme qu’elle ne connaissait pas s’est approché de Marie Claude Tjibaou et lui a dit : « Merci, merci pour tout ce que vous faites, merci pour tout ce que vous faites pour nous les jeunes, merci pour tout ce que vous faites pour les femmes, même si mon père c’est Djubelli Wéa, et que vous êtes l’épouse de Jean-Marie Tjibaou. ». Et Marie Claude a décidé de se réconcilier avec ceux qui avaient tué son époux.

Cette promesse de réconciliation qui remet en marche le futur, il fallait qu’elle se réalise pour que le film soit dévoilé au public. Il est resté au secret plusieurs années. C’est à présent chose faite et l’on peut voir cette volonté de réconciliation se produire sous nos yeux.

www.quaibranly.fr
www.oceanistes.org/oceanie
www.blogspot.charlesbelmont.fr

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