Projection « My Dubaï Life » de Christian Barani

Soirée à l’Oeil

My Dubaï Life de Christian BARANI

Christian Barani met en scène sa plongée sensorielle dans l’univers
troublant de Dubaï. La démarche propre à l’artiste consiste à aller marcher
dans les paysages. En l’occurrence, Dubaï est une ville où rien n’est pensé
pour le corps en mouvement, une ville construite par et pour les flux.
Filmant comme à son habitude au plus près des corps de longues séquences
envoûtantes, il dévoile, derrière l’exubérante illusion de cette ville-Etat
et de ses paysages, la réalité d’un monde brutal et sans loi.

LE RÉALISATEUR

Christian Barani est né en 1959 sur les bords de la Méditerranée. Dans les
années 80, il s’installe à Paris, suit une formation où les critiques des
Cahiers du Cinéma et les nouveaux artistes de l’art video lui ouvrent des
horizons inespérés. Il découvre l’art video.

Ses premières vidéos, dans les années 90 questionnent le médium video.
Incrustation, rapport à la peinture et à la poésie constituent l’axe de
recherche. L’arrivée du format DV bouscule sa relation aux images en lui
permettant d’acquérir une très grande liberté de production. Un autre enjeu
apparaît : l’altérité. Depuis 1997, les vidéos de Christian Barani
questionnent et déconstruisent les codes du documentaire. Il est question
d’expérience engageant un corps/caméra dans l’espace et non de documentaire
ou de fiction.

Christian Barani choisit souvent des lieux délaissés par les représentations
artistiques (sur le Kazakhstan, sur le Népal, la Namibie, l’Ethiopie…). Il
repousse l’événement. Face à cette liberté, il s’impose une règle du jeu
très stricte ; basée sur le hasard, l’improvisation et le plan séquence. Pas
de scénario, pas de préalable. L’improvisation provoque une tension
performative qui aiguise le regard. Le film se construit en filmant, dans ce
rapport d’un corps/caméra explorant l’altérité et les espaces. La marche et
souvent la dérive, sont utilisées comme vecteurs potentiels de rencontres.
Tout se joue dans l’instant. Jamais une séquence n’est tournée deux fois. Ce
qui est advenu et advenu.

Un matériau est récolté lors de ces expériences, sans poser la question de
la forme finale du projet. Il n’y a pas de projet à priori. Différentes
formes peuvent voir le jour : film linéaire, installation, performance…

http://ateliersvaran.net/?p=3050

entrée libre dans la limite des places disponibles.

Mardi 2 juillet – 19h30
Ateliers Varan
6 Impasse de Mont-Louis
75011 Paris
Métro Philippe Auguste

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