Rencontres du cinéma documentaire

du 7 au 16 octobre, au cinéma Georges Méliès à Montreuil

Les Rencontres durent deux jours de plus cette année, ce qui nous permet de vous proposer une programmation élargie et d’offrir encore plus de belles occasions d’échange. Nous ouvrons également une nouvelle fenêtre de programmation qui accueille des films récents, insuffisamment montrés à notre goût – Nouvelle fenêtre sur doc – qui est appelée à se développer dans les prochaines éditions.
Poésie documentaire rassemble les films de notre invitée Naomi Kawase, dont nous montrons une large partie de l’oeuvre documentaire, dont 5 films très peu vus en France (nous en avons assuré le sous-titrage en français). Le lituanien Audrius Stonys accompagne également un large parcours de son travail et le poète et programmateur Serge Meurant nous fait le plaisir de venir présenter une carte blanche qui va mêler films et lectures de ses poèmes. Nous sommes très heureux d’accueillir Hala Alabdalla pour son film réalisé sur ses amies syriennes dont la résistance au pouvoir est d’une terrible actualité. Représentants contemporains du cinéma poétique, nous montrons les derniers films de Claudio Pazienza, Olivier Zabat, Sylvain George, Alexandre Sokourov et Alexei Jankowski…
Ils seront accompagnés de leur illustres prédécesseurs, Jean-Daniel Pollet, Alberto Cavalcanti, Jean Painlevé, Marie Menken, Stan Brakhage… magnifiques cinéastes-poètes dont les films partagent avec ceux de leur cadets d’avoir pour seule limite la liberté qu’ils se sont donnée.
La valeur poétique des films ici réunis se manifeste par la continuité qu’ils tissent. Une continuité aux multiples dimensions : entre espaces géographiques et mentaux, entre fiction et documentaire, entre créateurs et spectateurs. Spectateurs est d’ailleurs ici un terme utilisé par défaut, tant les films se déploient en dehors de tout spectaculaire. Le travail des films est plutôt de lier inextricablement l’intimité des artistes et le monde extérieur. Ce lien, précisément et formellement construit, nourri de ruptures visuelles et sonores, de fulgurances de montage, d’effets de champ, renoue avec celui de l’enfance. Et s’il y a analogie avec la poésie comme genre littéraire, elle se situe dans l’importance des métaphores, des rythmiques et surtout dans cette intranquillité créatrice de la relation au réel qui appartient aux premières années de la vie et que seuls les poètes ont su garder intacte.

Toute la programmation est disponible sur:
le site de Périphérie

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