Samedi #30 : L’important c’est le chemin, de Daniel Kupferstein

Long métrage documentaire2021 – 103’

Samedi 11 septembre à 11h au cinéma Luminor

Projection en présence du réalisateur, suivie d’un débat animé par Jean-Luc Cesco et Catherine Rechard.

On m’avait parlé du lycée expérimental de Saint-Nazaire comme d’un lieu incroyable, différent où il n’y avait pas de notes, pas de conseil de discipline… où professeurs et élèves font tout ensemble : les cours, le ménage, les repas de la cantine et même le secrétariat… Bref, d’un lieu utopique, irréaliste…et pourtant, il existe au sein de l’Education nationale depuis plus de 38 ans.  

Daniel Kupferstein a filmé pendant deux ans dans le lycée expérimental de Saint-Nazaire avec des méthodes de création proches de l’expérimentation.

Après avoir cherché une production, il se lance seul au son et à l’image. Dans ces conditions de tournage, comment le cinéaste fait-il face, au milieu des professeurs et des élèves ?

Comment rendre compte d’une organisation collective avec un point de vue d’auteur singulier ?

Nous cheminons avec lui à la découverte de cette pédagogie alternative dont la fragilité se fait jour au cours du film.

Samedi #29 : Pollock & Pollock, d’Isabelle Rèbre

Long métrage documentaire

2020 – 82’

Production À perte de vue /Colette Quesson

Débat après le film animé par Laurent Cibien et Marion Lary.

Le film esquisse la trajectoire de deux frères, Charles et Jackson Pollock, deux peintres pris dans les secousses de l’histoire américaine.

New York en est le centre électrique et redoutable. La pulsation de la correspondance familiale y résonne, ébranle un mythe et sort un peintre de l’ombre.  

Dans Pollock&Pollock, biographie très subjective des deux frères, Isabelle Rèbre s’empare du lieu et le construit comme personnage du film, métaphore de la réussite.

Aucune image d’archive, mais la lecture de nombreuses lettres échangées entre les frères depuis les années 1930 résonne avec les plans de la ville aujourd’hui filmés en cinémascope.

La réalisatrice active l’imaginaire des spectateurs.trices en les plaçant résolument au cœur du processus. La rencontre entre New York au présent, et la correspondance, entre les images et les mots, provoque des résonnances où surgissent des traces du passé. Isabelle Rèbre traque le manque, l’absence avec les outils du cinéma.

Avec Sylvia Winter Pollock, Jason Mac Coy, Helen Harrison, Francesca Pollock, Alain Joyaux, Peter Namuth, Terence Maloon.

Auteure & Réalisatrice : Isabelle Rèbre / Voix lecture des lettres : Dominic Gould (US) / Voix off : Isabelle Rèbre (F), Rebecca Pauly (US) / Musique Originale : Olivier Mellano / Chef opérateur & cadreur : Emilien Awada / Images additionnelles : Isabelle Rèbre / Son : Isabelle Rèbre / Chefs monteuses : Marie-Pomme Carteret & Margaux Serre / Montage son et mixage : Jean-Marc Schick / Étalonnage : Alexandre Lelaure / Assistante de production : Inès Lumeau.

En coproduction avec : BIP TV Sophie Cazé, le Fresnoy, studio national des arts contemporains, Proarti, fonds de dotation pour la création artistique et la diversité culturelle en France et en Europe.

Avec le soutien de : Région Bretagne, Ciclic, Procirep – Société des Producteurs & Angoa, SACEM pour la création de musique originale, Archives Charles Pollock, Brouillon d’un rêve de la Scam et La Culture avec la Copie Privée. Avec la participation du CNC.

Développé dans le cadre de la formation Eurodoc, ce film a bénéficié d’un temps de montage à Périphérie, Centre de création cinématographique dans le cadre de son partenariat avec le Département de la Seine-Saint-Denis.

Samedi #28 – La forêt est à nous, d’Anne Faisandier

ATTENTION : la séance qui devait avoir lieu, exceptionnellement, le lundi 26 octobre 2020 a été annulée à cause du couvre-feu. Elle est reprogrammée au 30 novembre à 19h en E-cinema avec la 25e heure et sa salle de projection virtuelle.

Que se passe-t-il dans la forêt morvandelle ?

C’est quoi ces alignements de bois noirs, ces champs de ruines… ?

“Je décide de mener l’enquête et, grâce à quatre militants, je découvre la lutte qui se joue ici pour la défense de la forêt. Tous différents, leur engagement s’enracine et se déploie, à la façon des arbres, comme quatre branches ou quatre racines de la lutte. Ils m’aident à comprendre. Je ne me rendais pas compte à quel point j’aimais la forêt.”

Anne Faisandier

L’hypothèse du romanesque…

Anne Faisandier a choisi comme terrain de « jeu » pour son film la forêt morvandelle.

Avec La forêt est à nous, elle nous entraîne dans la lutte contre les coupes rases, le remplacement de la forêt par des plantations et l’enrésinement, à travers le prisme d’un « je » mis en scène. Cette piste romanesque croise le recueil et l’usage du témoignage, de la trace, avec une écriture où se superposent les strates temporelles, s’entremêlent les voix, et bascule vers l’invention.

Comment cette démarche documentaire nous invite t-elle à atteindre la réalité d’une époque ?

Le débat après le film sera modéré par Marie de Busscher et Laurence Garret.

Samedi #27 – À cœur d’avocats, de Mika Gianotti

Après plusieurs mois d’arrêt avec, tout de même un Samedi chez vous en avril, le cycle de projection des films des adhérent·es d’Addoc reprend au Luminor Hôtel de Ville – 20 rue du Temple, 75004 Paris

Exceptionnellement, ce 27e samedi a lieu le lundi 28 septembre 2020 à 19h30.

Un film réalisé par Mika Gianotti, produit par Les films d’un jour, 54 minutes.

Tourné en 2017 dans la dernière année du TGI du Palais de Justice de l’Ile de la Cité à Paris, À cœur d’avocats s’attache à filmer quelques jeunes hommes et femmes. Ils s’appellent Karim, Merabi, Rachel, Soraya, Thomas. Ils sont avocats pénalistes et souvent, ils sont commis d’office dans des affaires criminelles pour accompagner les prévenus à travers les labyrinthes du droit pénal.

Les défendus sont en général ignorants de tout, y compris de leurs droits. Le film sonde le cœur de ces défenseurs ardents dans l’exercice et le ressenti de leurs assignations d’urgence. Certains ont été élus “Secrétaires” lors d’une année antérieure, dans la fraternité extravagante du “Concours de la Conférence” à la française – sans équivalent dans le monde – et sous les lambris du Palais chargé d’Histoire.

Les liens affectifs et l’expérience solidaire du groupe les ont marqués à vie, comme en témoigne l’attachement avec le grand Ancien, Henri Leclerc. Le déménagement du TGI aux Batignolles est présent dans le film, une interrogation vers le futur.

Mika Gianotti plonge sa caméra au cœur de la fabrique de ces avocats, depuis leur formation ancienne et unique à l’usage de la parole au sein de la traditionnelle conférence du barreau de Paris jusqu’à leurs combats quotidiens au Palais de Justice.

Un film pour comprendre ce qui pousse cette communauté humaine à se mettre au service de la Défense des Hommes.

Samedi #26 – Les Chinois et moi, de Renaud Cohen

Samedi 9 mai à 12 heures, débat ZOOM animé par Jean-Luc CESCO, membre d’Addoc, avec le réalisateur Renaud COHEN, en présence d’Ariane DOUBLET

Vous pourrez regarder le film sur notre site à partir du lundi 4 mai jusqu’au samedi 9 et participer ensuite au débat sur ZOOM samedi 9 à 12h.

Le cinéaste comme passeur de culture.

Dans son film Les Chinois et moi, Renaud Cohen se pose un défi ambitieux. Faire découvrir au spectateur la société chinoise actuelle à travers le prisme du tournage en France d’une série vue par 150 millions de téléspectateurs. À partir de sa position de producteur exécutif de l’épisode marseillais, le réalisateur, personnage de son propre film, se présente dans ses rencontres avec l’équipe chinoise comme avec les intervenants français sur un ton léger, décalé mais toujours proche des gens. Il fait des allers-retours entre le produit final diffusé à la télévision chinoise et les conditions de tournage et devient ainsi l’intermédiaire de notre étonnement à assister, dans un mélange de bricolage et de professionnalisme, à la construction de l’image de la Chine dans le monde moderne, en route pour devenir la première puissance mondiale. 

Comment cette démarche documentaire nous invite-t-elle à découvrir une société différente ?

L‘évènement sur Facebook

Après la projection du film, disponible sur notre site du lundi 4 mai au lundi 11 mai 2020, voilà l’enregistrement du débat !

Samedi #25 – La tour-village, de Meryem de Lagarde et Laurence Launey

Addoc vous invite à la 25ème séance des Samedis d’Addoc, le 15 février 2020 à 11h au Luminor Hôtel de Ville – 20 rue du Temple, 75004 Paris.

Un film réalisé par Meryem de Lagarde, 54 minutes

La tour du 93 rue de la Chapelle est très haute, visible de loin, plantée comme un repère au Nord de la Porte de la Chapelle. De leurs fenêtres, les habitants aperçoivent les travaux de plusieurs chantiers grandioses et des centaines de personnes en situation d’exclusion.
Regarder par la fenêtre entraine une réflexion intérieure et les habitants de la tour révèlent comment l’esprit de leur vieux quartier parisien continue à vivre à travers les vagues incessantes de constructions et de destructions provoquées par l’urbanisation contemporaine…

La tour et autour, un point de vue sur la ville.
Depuis les étages élevés de leurs appartements, les habitants de la tour assistent à l’évolution de leur territoire avec ses vagues de destructions, constructions et la succession des populations précaires.
Tourné principalement depuis les fenêtres de la tour, le film donne une vision accélérée des modifications du tissu urbain, et les choix de réalisation contribuent à l’universalité du propos.

Débat animé par Catherine Rechard, en présence de la réalisatrice.

Samedi #24 – Les chemins d’Oran, de Marion Lary

Addoc vous invite à la 24ème séance des Samedis d’Addoc, le 25 janvier 2020 à 11h au Luminor Hôtel de Ville – 20 rue du Temple, 75004 Paris.

Un film de Marion Lary, 58 minutes.

Réaliser à distance, une posture cinématographique ?
Zhora part à Oran sur les traces de son père, disparu avant sa naissance.
La réalisatrice, empêchée d’accompagner son amie à cause d’un refus de visa, demande à sa fille de filmer à sa place. Depuis Paris, elle va réaliser le film à distance.

Le cinéma est-il le lieu par excellence de la transmission familiale ? Entre le manque du père et l’absence de la réalisatrice, les retrouvailles de la famille oranaise et les conversations par Skype avec sa fille, Marion Lary tisse un film sur les chemins divers et ténus de nos parcours intimes.

Quand j’ai proposé à Zhora de l’accompagner dans la recherche de ses racines paternelles à Oran, je ne me doutais pas que ce serait si compliqué de la filmer dans la rue, à l’image de la place des femmes dans l’espace public en Algérie.

J’ai rencontré Zohra en 1998. Nos enfants étaient amis en classe. Les assassinats se multipliant, Zohra et sa famille venaient de quitter Alger.

Vingt ans plus tard, divorcée, enfin titulaire d’un poste de professeure d’anglais dans un lycée du 93 et de la nationalité française, elle ressent le besoin d’aller à Oran à la rencontre d’un père qu’elle n’a pas connu.

En suivant Zhora dans son enquête pour retrouver Benchaâ Belkhiter, homme de théâtre, mort dans un accident de voiture avant sa naissance, nous allons découvrir comment à Oran et dans le reste de l’Algérie, les femmes peinent à exister. Difficultés qui ont contribué à l’exil de Zohra en France.

Le débat sera animé par Catherine Rechard, en présence de la réalisatrice 

Bande-annonce

Tarif unique 6€
Cartes UGC et CIP acceptées.

Samedi #23 – Les fantômes de Marguerite, de Vincent Jaglin

Addoc vous invite à la 20ème séance des Samedis d’Addoc, le 14 décembre 2019 à 11h au Luminor Hôtel de Ville – 20 rue du Temple, 75004 Paris.

Autoproduction (fabriqué au cours de la Résidence de Lussas 2014, de la Résidence du Moulin d’Andé 2015 et avec l’Aide à l’écriture de la Région Normandie) – 114 minutes

Film de montage, film de collage, nourri de citations, à la fois journal intime et lettre(s) filmée(s), “Les fantômes de Marguerite” s’inscrit ouvertement dans une lignée majeure du cinéma documentaire, celle de Chris Marker et de Godard. Pourtant, cette forme d’autobiographie en images (fabriquées, récupérées) est devenue rare, alors même que nous sommes submergés et construits d’images de toutes sortes. Entre liberté de création et droit d’auteur, faut-il prendre des chemins de contrebande ?

Débat animé par Laurent Cibien et Charlotte Szlovak

Tarif unique 6€
Cartes UGC et CIP acceptées.

Voir la bande-annonce

Image de couverture : Dessin Diane Sorin

Samedi #22 – Ai-je le droit d’avoir des droits ? de Catherine Réchard

Addoc vous invite à la 22ème séance des Samedis d’Addoc, le 23 novembre 2019 à 11h au Luminor Hôtel de Ville – 20 rue du Temple, 75004 Paris.

Des avocats qui accompagnent leurs clients pendant leur détention, des prisonniers qui s’approprient le code civil, une institution qui se retrouve sur le banc des accusés. La prison est-elle une zone où le droit de chacun s’applique ?

Le film Ai-je le droit d’avoir des droits ? de Catherine Rechard nous rappelle combien la question du droit, pilier de notre démocratie, a encore des combats à mener au sein même du pouvoir judiciaire.

La séance est suivie d’un débat animé par Jean-Luc Cesco en présence de la réalisatrice.

Tarif unique 6€
Cartes UGC et CIP acceptées

Samedi #21 – Une nouvelle saison et Sans carte ni GPS

Addoc vous invite à la 21ème séance des Samedis d’Addoc, le 19 octobre 2019 à 11h au Luminor Hôtel de Ville – 20 rue du Temple, 75004 Paris.

Pour cette séance d’automne les Samedis d’Addoc vous proposent deux films documentaires, chacun autour d’un personnage en rupture avec le système existant.

Une autre vie est-elle possible ?

Avec Sans Carte ni GPS (30 mn), Cyprien Bisot suit sur les routes son ami Mickaël.

Mickaël a vingt-sept ans. Réparateur écolo allergique aux CDI, il cherche une voie qui l’occupera pleinement et donnera du sens à sa vie. Adepte des longues randos-vélos improvisées, il décide de partir pour la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes. Sur la route, il se dévoile, se cherche et se confie jusqu’au but fixé.

Sylvie Petit dans Une nouvelle saison (48 mn) ouvre la porte d’une amie, Catherine, jeune bergère.

Choix de cœur plus que de raison, Catherine a quitté Marseille et son métier de comédienne, pour devenir éleveuse de chèvres. Elle s’est installée il y a un an dans une ferme en Isère, et exploite la laine des ses chèvres angora. Malgré le manque d’expérience, les coups durs, la fragilité de l’entreprise, elle semble portée par un élan de vie, à l’image de son ventre qui s’arrondit, au fil des saisons, dans l’attente d’une nouvelle naissance.

Deux portraits, deux quêtes vers une vie nouvelle où l’imaginaire se confronte au réel sous le regard bienveillant d’un.e ami.e cinéaste.

La séance est suivie d’un débat animé par Marie de Busscher et Anne Faisandier en présence des réalisateur·trices.

Luminor Hôtel de Ville
20 rue du Temple, 75004 Paris
Tarif unique 6€
Cartes UGC et CIP acceptées.

Samedi #20 – Portrait de soi, portrait de l’autre

Addoc vous invite à la 20ème séance des Samedis d’Addoc, le 21 septembre 2019 à 11h au Luminor Hôtel de Ville – 20 rue du Temple, 75004 Paris.

Ce mois-ci, venez découvrir Portrait de soi, portrait de l’autre, une séance spéciale films d’ateliers.

Portrait de soi, portrait de l’autre, quel chemin parcouru lors de cette pratique d’éducation aux images ? Cette question sera mise en perspective avec des films réalisés lors d’ateliers animés par Julia Laurenceau durant plusieurs années à l’association Ithaque qui accueille toute personne débordée par des conduites addictives et des portraits issus d’un atelier de cinéma documentaire en école primaire mené par Barbara Spitzer.

Les films réalisés par les membres du Groupe Cinéthaque de l’association Ithaque à Strasbourg :

  • Lucien filme Alix 13’48
  • Jean-Luc filme François 11’38
  • Les vies elles changent de Kevin FRH 13’01

Cinéaste intervenante : Julia Laurenceau

Les films réalisés par les participants de l’Atelier de Cinéma documentaire de l’École primaire de la rue de Romainville à Paris.

  • Portrait de Dafné 5’27
  • Portrait de Lucie 7’28

Cinéaste intervenante : Barbara Spitzer

Débat modéré par Marie de Busscher et Anne Faisandier, en présence des cinéastes intervenantes.

Tarif unique 6€
Cartes UGC et CIP acceptées.

Samedi #19 – Une place au soleil, de Julia Pinget

Addoc vous invite à la 19ème séance des Samedis d’Addoc, le 15 juin 2019 à 11h au Luminor Hôtel de Ville – 20 rue du Temple, 75004 Paris.
Ce mois-ci, venez découvrir “Une place au soleil”, au Luminor Hôtel de Ville.

Projection et débat en présence de la réalisatrice.

● Résumé ●

En Camargue, au bout d’une petite route, la plage de Piémanson est comme au bord du monde. Tel un mirage, cette bande de sable mouvante et désertique accueille des milliers de gens chaque été, en toute illégalité. Des assemblages de caravanes se sont transformés en petites maisons et rivalisent d’ingéniosité aux côtés de toiles de tentes et de camping-cars. Le lieu prend des allures de village éphémère, peuplé d’irréductibles prêts à braver l’inconfort et les incertitudes climatiques d’un endroit hostile. Pourtant, chacun semble avoir trouvé sa place au soleil.

Fiche technique du film sur le site du producteur

Bande annonce du film

Tarif unique 6€
Cartes UGC et CIP acceptées.

Samedi #18 – Mallé en son exil, de Denis Gheerbrant

Addoc vous invite à la 20ème séance des Samedis d’Addoc, le 18 mai 2019 à 11h au Luminor Hôtel de Ville – 20 rue du Temple, 75004 Paris.

Ce mois-ci, venez découvrir Mallé en son exil, un film de Denis Gheerbrant

SYNOPSIS
Mallé, un homme comme tant d’autres, nettoie nos bureaux, sort nos poubelles et vit dans un foyer. Mallé, noble soninké d’un petit village du Mali, explore avec le cinéaste son monde, le monde qu’il a emporté avec lui et qui le structure.

Cinq ans dans la vie d’un exilé, à l’approche d’une autre manière de penser.

DÉBAT
La projection sera suivi d’un débat animé par Anne Faisandier et Nicolas Hans Martin.

Tarif unique 6€
Cartes UGC et CIP acceptées.

Samedi #17 – Tu veux écrire, de Jean-Luc Cesco

Addoc vous invite à17ème séance des Samedis d’Addoc, le 27 avril 2019 à 11h au Luminor Hôtel de Ville – 20 rue du Temple, 75004 Paris.

Ce mois-ci, les Samedis d’Addoc vous propose la projection de Tu veux écrire, un film de Jean-Luc Cesco (55′, 2015).

SYNOPSIS
Chantal, Marina, Cécile, Anne-Gaëlle et Nicole ont envie d’écrire. Avec le soutien d’un atelier hebdomadaire et l’aide de Marianne Jaeglé, elles s’aventurent dans leur projet d’écriture. Pendant un an, Jean-Luc Cesco filme ces moments où le travail d’élaboration littéraire est visible dans son apparition et ses tâtonnements.

À travers le parcours en atelier d’écriture, c’est la question de la création en général, de son sens, de ses difficultés et de sa place dans nos vies qui est posée.

DEBAT
Des apprentis écrivains se confrontent à leurs limites. Un réalisateur fait son premier film. Par sa voix, il les accompagne et s’interroge.

Avec Tu veux écrire, Jean-Luc Cesco et sa co-autrice Marianne Jaeglé, questionnent le processus de création dans ce qu’il a de plus intime. « … le temps qui passe et nous dérobe à nous-mêmes, les blessures persistantes, l’urgence de vivre et d’aimer ». Avec des mots, des sons et des images, donner forme à l’invisible, élaborer à partir de l’indicible. L’acte de création serait-il un apprentissage de la vie ?

Nous vous attendons nombreux le 27 avril à 11h au Luminor Hôtel de Ville !

Tarif unique 6€
Cartes UGC et CIP acceptées.

 

 

Samedi #16 – Spécial courts-métrages

Addoc vous invite à la 16ème séance des Samedis d’Addoc, le 30 mars 2019 à 11h au Luminor Hôtel de Ville – 20 rue du Temple, 75004 Paris.

Ce mois-ci, Addoc vous propose la projection d’un programme de trois courts-métrages.

POIDS ET MESURES ■ de Samia Djedaï (2016, 33′)
Synopsis : Dans l’imaginaire collectif, la période de la maternité est considérée comme un temps d’épanouissement de la mère et de bonheur certain à venir… Qu’en est-il réellement ?
Au centre de Protection Maternelle et Infantile de La Courneuve – secteur Cité des 4000 Sud – Francine, infirmière-puéricultrice, exerce au sein d’une équipe pluridisciplinaire et accompagne les jeunes mères pour alléger le poids de la maternité.

LE SAINT DES VOYOUS ■ de Maïlys Audouze (2016, 35′)
Synopsis : Cour intérieure d’un pénitencier pour enfant – aujourd’hui appelé Centre éducatif fermé. Devant la caméra, un ancien éducateur retrouve un ancien élève. Lorsqu’il y était enfermé, de ses 15 à ses 18 ans, l’ancien élève a subi la discipline aux électrochocs, les tortures mentales et physiques réservées aux marginaux du système républicain. Derrière la caméra, sa fille travaille au dévoilement de la vérité.

CHÉRIE, QUAND EST-CE QU’ON MANGE ? ■ de Han Kyung-Mi
(2016, 10′)
Synopsis : Un dimanche matin, dans la banlieue de Séoul : la belle-sœur de la réalisatrice, afin de fêter la visite de cette dernière en Corée, prépare, pendant plus de 2 heures, un petit déjeuner typiquement coréen. Pendant ce temps, son mari ne fait rien, ou si peu.

Séance suivie d’un débat.

Tarif unique 6€
Cartes UGC et CIP acceptées.

Samedi #15 – Nous ne vendrons pas notre avenir, de Niki Vélissaropoulou

Addoc vous invite à la 15ème séance des Samedis d’Addoc, le 16 février 2019 à 11h au Luminor Hôtel de Ville – 20 rue du Temple, 75004 Paris.

 Bande-annonce du film

Dimitra et Garifalia, deux adolescentes, vivent au nord de la Grèce. Un projet de mine d’or à ciel ouvert, menace leur région d’un désastre environnemental, économique et social. Plongées au cœur du combat, elles s’engagent avec innocence et dynamisme aux côtés des habitants de la région pour protéger leur pays et leur avenir.

Pas de voix off, pas de commentaire pour entrer dans cette lutte contre la mine d’or dans la région de Chalcidique. La réalisatrice nous donne à voir cette lutte à travers le prisme de deux adolescentes, qui se battent pour conserver le lieu de leur enfance et celui de leur futur. Au delà d’un film sur la lutte, le film aborde la question de la famille, de la transmission et celle du passage à l’âge adulte. Quelle relation s’est construite entre la jeune filmeuse et les filmées, toutes trois originaires de cette région ?

DÉBAT animé par Marie de Busscher et Anne de Galzain, en présence de la réalisatrice.

Venez nombreux et n’hésitez pas à partager l’événement autour de vous !

Tarif Unique 6 euros
Carte UGC et Gaumont et CIP acceptées

Samedi #14 – Les Silences de Cuthbert, de Marion Lary

Addoc vous invite à la 14ème séance des Samedis d’Addoc, le 26 janvier 2019 à 11h au Luminor Hôtel de Ville – 20 rue du Temple, 75004 Paris.

Les silences de Cuthbert, un film de Marion Lary – Production Les Films de l’Aqueduc, Nico Di Biase, 2018, 73mn

au cinéma Luminor Hôtel de Ville
20 rue du Temple, 75004 Paris.

J’ai passé l’année de mes 18 ans à Cuthbert, en Géorgie, au cœur de la Bible Belt américaine. Je n’ai jamais oublié la beauté des lieux ni la violence des rapports entre blancs et noirs. Blanche, déboussolée, trop fragile pour assumer ma révolte face au racisme, je me suis réfugiée dans le silence. Quarante ans plus tard je surmonte ma peur et je retourne à Cuthbert.
Je retrouve une ville écrasée par le chômage, la paupérisation et une ségrégation bien vivante entre communautés noires et blanches.

Le silence, le déni du racisme participe-t-il à la lente ruine de la ville ? Quels non-dits se jouent dans ces lieux magiques, peuplés de noirs et de blancs qui s’ignorent quand ils ne se détestent pas ? En filmant les silences, les miens, ceux de la ville et de ses habitants, un voyage dans les mécanismes du racisme se construit.”

Débat animé par Meryem de Lagarde et Catherine Tissier : “Filmer le silence : quels enjeux cinématographiques ?”

Le silence est-il un facteur de la lente ruine de Cuthbert ?
Quels non-dits se jouent dans ces lieux magiques, peuplés de noirs et de blancs qui s’ignorent quand ils ne se détestent pas ?
Le présent de la petite ville de Cuthbert filmée par Marion Lary semble flotter à la surface de son passé. Des plans larges décrivent églises, grands arbres et pelouses sans clôtures, mais le calme devient vite une impression de déni qui continue, comme autrefois, à peser sur la ville immobile.

La manière de Marion Lary de questionner frontalement ce qui est douloureux et de maintenir un silence, constructif celui-là, après les réponses difficilement prononcées des habitants de Cuthbert crée un suspens : elle fait ressentir aux spectateurs l’amplitude des non-dits et la force de paroles qui commencent à percer la chape de plomb…

Est-ce justement ce silence, auquel elle a autrefois participé, que la réalisatrice transforme en une posture cinématographique ?
Comment filmer le passé et susciter le dévoilement des non-dits ? Le film devient-il alors le lieu d’une tentative de reconstruction d’une double histoire, celle de la réalisatrice et celle de Cuthbert ?

Autant de questions de cinéma dont nous discuterons avec Marion Lary à l’issue de la projection.

N’hésitez pas à partager l’événement et à en parler autour de vous. A bientôt !

BANDE-ANNONCE DU FILM :

Évènement Facebook

QUAND ? Le samedi 26 janvier 2019 à 11h

OÙ ? Cinéma Luminor – Hôtel de ville
20, rue du Temple
75004 Paris

Tarif Unique 6 €
Carte UGC, Gaumont et CIP acceptées.

Samedi #13 – C’est pas fini !, d’Anne de Galzain

Addoc et le cinéma Luminor Hôtel de Ville – 20 rue du Temple, 75004 Paris – vous invitent chaleureusement à ce nouveau rendez-vous des Samedis d’Addoc.

Samedi 15 décembre 2018 à 11:00, venez découvrir :

C’est pas fini, un film d’Anne de Galzain, 2018 / France / 52 minutes, ISKRA

En 2013, des citoyens proches de Jouarre, un village de Seine-et-Marne, se regroupent en collectif pour se battre contre un pétrolier qui a installé une plate-forme à côté de chez eux et qu’ils soupçonnent non à tort de vouloir exploiter à terme du pétrole de schiste. Un petit groupe constitué de gens que rien ne prédestinait à la rencontre se lance dans une bataille juridique qu’ils vont mener et qu’ils vont gagner grâce à leur intelligence et leur ténacité. Le film est une plongée dans l’histoire de cette bataille collective enrichie par le regard que chacun porte aujourd’hui sur cette action passée.

LE DÉBAT :

La réalisatrice nous dit : “C’est en venant vivre là que je découvrais la mobilisation contre le projet d’exploitation du pétrole de schiste dans la région … Je décidais alors de rejoindre le collectif et de me battre caméra à la main.

Six ans plus tard, son film nous fait vivre à notre tour, spectateurs, cette belle histoire de lutte qui gagne et nous fait rencontrer ceux qui l’ont menée ensemble. Message d’espoir qui nous donne envie de rejoindre ces résistances collectives et qui nous incite à rester vigilant, non c’est pas fini !

Peut-on parler d’un film militant, ou du film d’une cinéaste militante ? Avec elle, nous nous poserons ces questions.
Informer, sensibiliser le plus largement possible, porter la parole de ceux qui se battent… En quoi ce cinéma documentaire, impliqué dans la lutte, donne-t-il avant tout au spectateur la possibilité de se faire sa propre idée, de ressentir et mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons ?

Débat autour du film présenté par Anne Galland et Niki Velissaropoulos.

Tarif Unique 6E
Carte UGC, Gaumont et CIP acceptées.

Cinéma Luminor
20, rue du Temple
75004 Paris

Samedi #12 – Vaille que vivre, d’Anne Galland

Addoc vous invite à son prochain samedi, le 17 novembre 2018 à 11:00, au Luminor Hôtel de Ville.

Ouvertes à tous, les séances mensuelles des samedis d’Addoc sont l’occasion d’explorer les questions qui traversent le cinéma documentaire à travers des films réalisés par des membres de l’association.

Vaille que vivre, un film d’Anne Galland, 2018 / France / 56 minutes, Coop Addoc

Ce qu’en dit la réalisatrice :

Dans la maison de retraite où mes parents sont venus vivre leurs vieux jours, un Conseil de la Vie Sociale doit se mettre en place. Difficile à imaginer dans un EHPAD, pour Personnes Agées Dépendantes ? Pourtant, malgré les maux de leur grand âge, les résidents se prennent au jeu, élisent leurs délégués… et dans la foulée de leur récente expérience citoyenne, se mobilisent pour leur directeur licencié pour mauvaise gestion. Tandis que ma mère s’investit dans le collectif, mon père se replie dans sa vie intérieure et se prépare à “Mourir d’avoir existé”…

Tarif Unique 6 €
Carte UGC, Gaumont et CIP acceptées.

Cinéma Luminor
20, rue du Temple
75004 Paris

Samedi #11 – Roméo et Kristina, de Nicolas Hans Martin

Prochain samedi d’Addoc, le 20 octobre 2018 à 11:00

Ouvertes à tous, ces séances mensuelles au Luminor Hôtel de Ville – 20 rue du Temple, 75004 Paris – sont l’occasion d’explorer les questions qui traversent le cinéma documentaire à travers des films réalisés par des membres de l’association.

Roméo et Kristina, un film de Nicolas Hans Martin, 2016 / France / 97 minutes, 4 A 4 Productions

LE FILM

Roméo et Kristina raconte l’histoire d’amour de deux jeunes Tsiganes qui se sont rencontrés à Marseille. Entre leur installation de fortune sous le pont de la gare Saint-Charles et leurs retours contraints dans leur village des Carpates, ils inventent au jour le jour les moyens de leur survie.

LE DÉBAT

Dans le croisement d’un désir partagé de film, les personnes, ici un jeune couple tzigane, deviennent les personnages d’une histoire de cinéma.
Comment en s’approchant au plus près du destin singulier des personnages, un film peut-il transmettre un mouvement universel ?

La séance animée par Laurence Garret et Hélène Ricome, en présence du réalisateur.

Tarif Unique 6E
Carte UGC, Gaumont et CIP acceptées.

Cinéma Luminor
20, rue du Temple
75004 Paris

Samedi #10 – Séance spéciale films d’ateliers

Une enquête sur une femme devenu légende, une réflexion sur l’orientation avec des élèves qui prennent la place des adultes dans leur village, un poème sur les préjugés, une reprise d’un standard de la télévision, un film photophonique qui prend comme point de départ une disparition. Ces 6 projets distincts ont été réalisés dans le Morvan, en Outre-mer ou en région Parisienne – avec des élèves de collège, lycée ou travailleurs handicapés.
Mais quel est le dénominateur commun de ces ateliers ? Quelle est la place du réalisateur dans ce dispositif ? Faut-il privilégier le film fini à l’apprentissage ?

LES FILMS

  • Course d’orientation – Classe de troisième du collège de Lormes – extrait 15’
  • Caméra APFA – Les travailleurs de l’APFA – 3’37
  • Des droits et des regards – La compagnie des sons de la rue
  • Les jeunes et les préjugés – Classe de troisième du collège Jean Zay Bondy – 8’
  • Flammes d’hier et d’aujourd’hui – Classe de troisième du collège J. Roumain à Rivière Pilote – 15’
  • Histoire de Madame P. – Classe de Seconde du Lycée Armand Guillaumin Orly – 12′

Une rencontre-débat avec les réalisateurs suivra la projection et sera modéré par Anne Faisandier et Marie de Busscher, réalisatrices et membres d’ADDOC.

Tarif Unique 6 €
Carte UGC, Gaumont et CIP acceptées.

Cinéma Luminor
20, rue du Temple
75004 Paris

Samedi #9 – C’est ma vie qui me regarde, de Damien Fritsch

Ouvertes à tous, ces séances mensuelles au Luminor Hôtel de Ville sont l’occasion d’explorer les questions qui traversent le cinéma documentaire à travers des films réalisés par des membres de l’association.

Parfois, nous invitons des membres d’autres associations d’auteurs-réalisateurs membres de La Boucle Documentaire à venir échanger avec nous. C’est le cas ce mois-ci de Damien Fritsch, membre de la Safire Grand Est, invité par Julia Laurenceau.

C’est ma vie qui me regarde, un film de Damien Fritsch, 2015 / France / 102 minutes.

LE FILM

Alice vit chez elle, seule, depuis la mort de son mari il y a trois mois. Elle est venue me voir, moi son voisin, pour me dire qu’elle voulait rester dans sa maison. Nous avons tout organisé pour que le maintient à domicile se réalise. J’ai pris ma caméra pour la filmer au moment de la transformation de sa maison et à l’instant où elle aborde le dernier tournant de sa vie bien remplie.Tantôt drôle, tantôt grave, Alice me livre ses pensées, des réflexions éparses sur sa vie, sur sa fin proche.

LE DÉBAT

Fragilité et tremblement, filmer la fin d’une vie…
Question d’éthique ? Quelle place pour une caméra dans la vie d’une personne au seuil de la mort ? Quelle place cette personne peut-elle aussi lui donner ? Et à quelle place est mis le spectateur ? A ces questions, Damien Fritsch propose comme réponse une intimité, une tendresse,un regard qui sait aussi laisser place au hors champ. La caméra devenue une excroissance du filmeur en solitaire est alors requise par le personnage lui-même. Elle devient alors un accompagnement, une mise en abime.

La rencontre-débat avec le réalisateur Damien Fritsch sera modéré par Julia Laurenceau, réalisatrice et membre d’Addoc.

Quand ? Samedi 16 juin 2018 de 11:00 à 13:00

Où ? Luminor – Hôtel de Ville – 20 rue de Temple, 75004 Paris

Tarif Unique 6 €
Carte UGC, Gaumont et CIP acceptées.

Samedi #8 – Por la libertad, de Laurence Garret

Ouvertes à tous, ces séances mensuelles au Luminor Hôtel de Ville sont l’occasion d’explorer les questions qui traversent le cinéma documentaire à travers des films réalisés par des membres de l’association.

Por la libertad, un film de Laurence Garret, 2016 / France / 84 minutes

LE FILM

Le cinéaste Carlos Reygadas a confié les clés de sa demeure à la réalisatrice Laurence Garret pour qu’elle brosse son portrait à travers ses archives personnelles.

LE DÉBAT

Comment filmer un personnage qui se dérobe?
Carlos Reygadas veut bien d’un film sur lui, mais sans lui. Alors il donne tout – de ses découpages aux carnets qu’il noircit lorsque son cinéma dérange à Cannes – pour avoir la liberté de disparaitre et aussi de tourner le dos à la caméra. Comment réagir face à cette présence-absence d’un personnage ? Comment filmer un homme à travers ses archives et les protagonistes de ses oeuvres ? Pour esquisser ce portrait, Laurence Garret a eu la liberté qu’offrait André S. Labarthe dans la collection « Cinéastes de notre temps »: celle d’emprunter des détours pour laisser une forme naître.

Le débat avec la réalisatrice Laurence Garret est modéré par Nicolas Hans Martin, réalisateur et membre d’ADDOC.

QUAND ?  Samedi 21 avril 2018 à 11h

OÙ ? Cinéma Luminor – Hôtel de ville – 20, rue du Temple
75004 Paris

Tarif Unique 6E
Carte UGC et Gaumont acceptées

Samedi #7 : Addoc participe à La Fête du court métrage

Séance spéciale courts-métrages avec La Fête du court métrage

Samedi 17 mars 2018 à 11H – Cinéma Luminor – 20 rue du Temple, 75004 Paris

Trois courts métrages sur les liens, ceux qui manquent et ceux qui font tenir.

Les films de Marie-Francine Le Jalu, de Barbara Spitzer, et de Habiba Chabou travaillent tous sur ce qui nous sépare ou ce qui nous lie. Cette séance permet un cheminement depuis l’impossibilité du lien vers sa manifestation sous des formes variés. Le Silence (2004) de Marie-Francine Le Jalu est un regard inquiétant et contemplatif sur l’isolement des corps dans une ville mécanisée, marchande, publicitaire. L’environnement des travailleurs fait obstacle aux relations. Dans Un corps qui cause (2016), l’autisme des enfants est dépassé par la danse. Le lien peut être ainsi reconstruit. Enfin, avec Quand elle s’en va, que reste-il? (2016), le lien est tout ce qu’il reste. L’amitié, la famille permettent d’affronter la solitude ou une situation financière difficile. L’Histoire même se visite à plusieurs ; les souvenirs d’un homme sont liés à ceux de son ami ; la guerre d’Algérie, leurs années de jeunes ouvriers interfèrent librement avec la saveur des sardines grillées.

Les réalisatrices, toutes membres d’Addoc, seront présentes pour échanger sur leur film. Ces trois rencontres seront animées par Anne Faisandier, Gaëlle Rilliard et Marie de Busscher.

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Le silence, un film de Marie-Francine le Jalu – 2004 / France / 18 minutes

Un terminal de bus en bordure de paris, 7 heures du matin en plein hiver. Étendre à la durée d’un film ce moment d’immobilité et de silence, pour donner à voir et à sentir, à travers les mouvements les plus ténus, ce qui se passe entre les êtres et les choses, entre les corps et la lumière, entre les individus et le monde. Un moment de suspens dans le trafic : un état du monde.

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Quand elle s’en va, que reste-t-il ? Un film de Habiba Chabou – 2016 / France / 36 minutes

À Bezons, Ali retrouve Mouhouch après de longs mois. Les deux cousins évoquent avec nostalgie, humour et parfois avec colère leurs histoires et leurs parcours. Au-delà de cette visite, le film raconte, à travers ces deux hommes, les difficultés de la vie en foyer, la vieillesse, la maladie, la mort ou encore la solitude ; autant de traces et de métaphores de l’Algérie coloniale et de l’exil.

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Un corps qui cause, un film de Barbara Spitzer, 2016 / France / 26 minutes

Ce court film vit, le temps d’un atelier de danse animé par Jyotsna Lyanaratne – à la fois danseuse et éducatrice spécialisée – le mouvement singulier de trois enfants autistes non parlants de cinq et six ans. Houssam, Mila et Toumany sont accueillis à l’hôpital de jour de Marie Abadie dans le 14e arrondissement de Paris et chaque vendredi matin, de 10h45 à 11h45, Jyotsna les emmène danser au centre sportif du quartier, accompagnée d’une autre éducatrice et d’une stagiaire.

Tarif Unique 6€
Carte UGC, Gaumont et CIP acceptées.

Cinéma Luminor
20, rue du Temple
75004 Paris

Événement facebook

Retrouvez ici quelques-uns des échanges qui ont suivi la projection du film de Christine Seghezzi Histoires de la plaine lors du précédent Samedi !

Samedi #6 – Vincent et moi, d’Edouard Cuel

Ouvertes à tous, ces séances mensuelles au Luminor Hôtel de Ville sont l’occasion d’explorer les questions qui traversent le cinéma documentaire à travers des films réalisés par des membres de l’association.

Le film

2018 / France / 78 minutes
Vincent est né avec une trisomie, une différence qui demande du courage, de la patience et une bonne dose d’humour parfois. Tout est un peu… beaucoup… plus compliqué pour lui. Maintenant, il a grandi. Il aimerait vivre comme tout le monde, travailler, être autonome mais surtout être amoureux… Edouard, son père, va tout faire pour l’aider à trouver cette indépendance qu’il désire tant, mais Vincent sera-t-il capable de voler de ses propres ailes ?

Le débat

Jusqu’où les réalisateurs de documentaires peuvent-ils engager leur présence dans un film ?
Quels en sont les effets et conséquences filmiques ?

Le film raconte le parcours d’une famille au moment du passage à la majorité d’un jeune homme porteur de trisomie 21. Dans Vincent et moi, la présence d’un des réalisateurs à l’image en fait un personnage à part entière. Quels sont les effets de la présence d’Edouard Cuel, père de Vincent, dans le parcours du film ? Qu’a-t-elle permis, provoqué, contraint, subjectivé ? Le choix de cette présence était-il indispensable ?

Comment filmer le handicap ? Quelle expérience du regard avons-nous sur la différence et sur nous-mêmes ? Comment rendre compte de cette différence, de ce décalage dans notre rapport au réel dans un film ?

Débat modéré par Catherine Tissier et Gilles Trinques, réalisateurs et membres d’ADDOC. Les réalisateurs du film seront présents.

QUAND ?  Samedi 17 février 2018 à 11h

OÙ ? Cinéma Luminor – Hôtel de ville – 20, rue du Temple
75004 Paris

Tarif Unique 6E
Carte UGC et Gaumont acceptées

Samedi #5 – Histoires de la plaine, de Christine Seghezzi

Ouvertes à tous, ces séances mensuelles au Luminor Hôtel de Ville sont l’occasion d’explorer les questions qui traversent le cinéma documentaire à travers des films réalisés par des membres de l’association.

Histoires de la plaine, un film de Christine Seghezzi, 2016 / France / 71 minutes

LE FILM

Dans la pampa argentine, les terres autour de Colonia Hansen sont parmi les plus fertiles au monde. Pendant longtemps, des millions de vaches y vivaient en plein air. On disait que la meilleure viande de bœuf était argentine. Aujourd’hui d’immenses champs de soja transgénique ont pris la place des cheptels et couvrent la plaine jusqu’à l’horizon.
Histoires de la plaine remue ces terres pour en faire jaillir des épopées et tragédies : les histoires de massacres et de disparitions du passé font écho aux récits des derniers habitants qui racontent la survie et la résistance face à l’ultime menace de destruction de l’environnement, des animaux et des hommes par la monoculture et les pesticides.

LE DÉBAT

Rendre visible la mémoire, quels enjeux ?
Histoires de la plaine nous plonge dans une mémoire violente, douloureuse, faite de massacres et de spoliations. Comment faire émerger les rapports secrets entre les différentes strates qui tissent la plaine d’aujourd’hui ? Sur quels plans peuvent se raconter les histoires du passé ? Quel cinéma construit-on pour faire jaillir les désastres actuels ?

Le débat est modéré par Marion Lary, réalisatrice et membre d’ADDOC. La réalisatrice, Christine Seghezzi et la monteuse du film Claire Atherton seront présentes.

QUAND ?  Samedi 20 janvier 2018 à 11h

OÙ ? Cinéma Luminor – Hôtel de Ville – 20, rue du Temple
75004 Paris

Tarif Unique 6E
Carte UGC et Gaumont acceptées

Samedi #4 – L’Hippodrome, de Céline Dréan

Ouvertes à tous, ces séances mensuelles sont l’occasion d’explorer les questions qui traversent le cinéma documentaire à travers des films réalisés par des membres de l’association. Venez nous retrouver le samedi 2 décembre 2017 à 11 heures au Luminor Hôtel de Ville.

LE FILM

2017 / France / 65 minutes
Au sud-est de Paris, l’imposant hippodrome de Vincennes se vide peu à peu de son public au profit des PMU et des paris en ligne. Pourtant, les courses s’enchainent, de plus en plus vite, devant des caméras qui prolifèrent. Une présence résiste à cette dématérialisation : celle du cheval, tangible, organique, incompressible.

LE DÉBAT

Délimiter un espace. Suivre son intuition que cet espace (cette institution) est le personnage principal de la narration. Y découvrir les lignes de force et les oppositions (dedans/dehors, vide/plein, nuit/jour). Décider de les filmer, et comment. Ce chemin de cinéma, arpenté, entre autres, par Wiseman ou Philibert, est un des plus passionnants. Et des plus ardus. Céline Dréan s’y est engagée en filmant « L’hippodrome » de Vincennes, comme une « société de spectacle ». Comment amener le spectateur à se projeter et se reconnaître dans ce monde a priori exotique ? Comment faire surgir l’universel dans la multiplicité des singularités qui l’habite ?

Le débat est modéré par Laurent Cibien et Laurence Garret, réalisateurs et membres d’ADDOC. La réalisatrice, Céline Dréan, sera présente.

QUAND ?  Samedi 2 décembre 2017 à 11h

OÙ ? Cinéma Luminor – Hôtel de ville – 20, rue du Temple
75004 Paris

Tarif Unique 6E
Carte UGC et Gaumont acceptées

Samedi #3 – Rosen en marche pour l’abolition, de Catherine Tissier

Ouvertes à tous, ces séances mensuelles au Luminor Hôtel de Ville sont l’occasion d’explorer les questions qui traversent le cinéma documentaire à travers des films réalisés par des membres de l’association.

Samedi 18 novembre, nous vous proposons :

Rosen en marche pour l’abolition, un film de Catherine Tissier, 2016 / France / 86 minutes

LE FILM

En septembre 2014, Rosen Hicher s’est mise en marche pour 743 km du dernier au premier lieu où elle s’est prostituée.
A l’encontre des idées reçues sur la prostitution dont on dit communément qu’il est « le plus vieux métier du monde », Rosen soutient le vote de la loi abolitionniste et la mesure de la pénalisation des clients, martelant, de témoignage en conférence, « qu’acheter un corps n’est ni normal ni une fatalité ».
Le 6 avril 2016, la loi était définitivement votée. C’est une avancée majeure pour les droits des femmes en France. Mais Rosen peut-elle effacer ces 22 ans « d’esclavage sexuel » ?

LE DÉBAT

Rosen en marche est un film qui soutient une cause politique.
Le débat sera dirigé autour de l’engagement, un thème qui traverse souvent les réflexions des Addociens.
Le point de vue de Catherine Tissier est celui d’un soutien déclaré à Rosen Hicher, femme courageuse à la parole convaincante.
Et à travers son film décrivant la longue marche de Rosen jusqu’au Sénat, d’autres dimensions se dessinent…

Le débat est modéré par Anne Faisandier, réalisatrice membre d’ADDOC. La réalisatrice, Catherine Tissier, sera présente.

Tarif Unique 6 €
Carte UGC et Gaumont acceptées +2 €

Cinéma Luminor
20, rue du Temple
75004 Paris

Samedi #2 – Angelika, de Léopold Legrand, et L’île, de Julia Laurenceau

Samedi 21 Octobre 2017 à 11H

Cinéma Luminor – Hôtel de Ville
20, rue du Temple – 75004 Paris

Addoc vous propose, avant la projection de L’Île, de Julia Laurenceau, de voir Angelika, un film de Leopold Legrand, sélectionné au Festival international du documentaire émergent.

Addoc, parrain de l’édition 2017 du FIDÉ, avait choisi le court métrage Angelika pour l’intégrer à la programmation des Rencontres 2017-2018.

Angelika, de Léopold Legrand

Le film

Angelika a probablement vu trop de choses pour une enfant de 7 ans. Pourtant, sans jamais se plaindre, elle avance déterminée et courageuse. Entre le foyer où elle vit désormais et le chenil où elle va rendre visite au chien de la famille, elle marche la tête haute et le cœur gros.

INSAS – Institut National Supérieur des Arts du Spectacle / The Polish National Film, Television and Theatre School of Lodz / 2016/ 14 minutes

Le FIDÉ

Le Festival International du Documentaire Émergent est un événement annuel qui présente une riche programmation de films documentaires issus d’universités, d’écoles et d’ateliers du monde entier. Depuis sa création en 2008, il est devenu un événement important pour le monde du documentaire et son rayonnement attire un large public venu de Paris et de la proche banlieue. Il se déroule tous les ans à Commune Image, un pôle de post-production cinématographique et audiovisuelle, à Saint-Ouen.
À chaque édition, le festival met en place le Prix des Parrains qui propose à des professionnels du cinéma de parrainer un réalisateur ou une réalisatrice dont ils auront particulièrement apprécié le travail. Les parrains et parrainés donnent à ce prix la forme et le contenu qui leur conviennent : aide financière, prêt de matériel, projection, distribution, co-production du prochain film, résidence de réalisation, conseils, mise en réseau etc.

L’île, de Julia Laurenceau

Le film

Une île grecque à dix heures de bateau du continent : Amorgos. Au fur et à mesure du film, imaginaire, récits de vie, légendes et réalités se mêlent pour dessiner le portrait d’une île antique et hantée. Le paysage est tel un écho de ces récits – tantôt apaisé, tantôt menaçant; toujours étrange. Un film comme un dialogue entre hommes, paysages et fantômes; un film comme un poème.

Macalube Films/2016/47 minutes

Le débat : Filmer l’imaginaire, quels risques…?

Avec L’île, Julia Laurenceau nous entraîne au plus près des sensations éprouvées à Amorgos, dans les Cyclades grecques. Comment restituer l’imaginaire provoqué par les émotions fortes, âpres qui ont surgi en sillonnant ce lieu extrême tissé de légendes, de traditions, peuplé de multiples voix intérieures ? Quels remous ce désir de cinéma très intime suscite-t-il avec les partenaires de la fabrication du film, de la production au montage ?

Autant de questions que nous évoquerons avec Julia Laurenceau et son monteur, Johan Boulanger.

Le débat est modéré par Marion Lary, réalisatrice membre d’ADDOC.

Tarif Unique 6E

Carte UGC et Gaumont acceptées +2E

Cinéma Luminor
20, rue du Temple
75004 Paris

Samedi #1 – Edouard, mon pote de droite, de Laurent Cibien

Les jeudis d’Addoc deviennent des samedis ! On inaugure cette nouvelle formule le 16 septembre 2017 avec le film de Lauren Cibien, “Edouard mon pote de droite”, au Luminor Hôtel de Ville – 20 rue du Temple, 75004 Paris.

Produit par Lardux Films, 2016, 82′, France

Édouard est un copain de lycée et à 45 ans, c’est un professionnel aguerri de la politique : il est de droite, tendance Juppé.

Je le filme depuis plus de 10 ans. Pendant l’hiver 2014, je l’ai observé faire campagne pour conserver son siège de maire du Havre. Entre la complicité du pote et la distance du cinéaste, fort de mes convictions de gauche, je dois trouver la bonne focale. À travers Édouard, je veux comprendre la fabrique du pouvoir dans la France d’aujourd’hui.

Ce film, premier volet d’une série au long cours, sera présenté par Anne Faisandier et Benoit Peytavin.

Le débat

C’est au travers d’une amitié de jeunesse avec Édouard Philippe que le réalisateur, «de gauche», interroge l’exercice du pouvoir politique.

Dans cette relation filmeur/filmé qui se nourrit d’une relation amicale et d’un désaccord idéologique, comment se règle le pas de deux entre le politicien cherchant à contrôler son image, et le cinéaste cherchant à mettre au jour les mécanismes du pouvoir ?

Nous échangerons avec Laurent Cibien sur la manière dont ces deux dimensions ont dirigé le film mais aussi sur la façon dont il aborde ce projet au long cours qui vient d’être rattrapé par l’actualité.

Cinéma Luminor Hôtel de Ville – 20, rue du Temple, Paris 4e

Tarif Unique 6 €

Carte UGC-Mk2, Gaumont-Pathé et CIP acceptées