Of men and war, de Laurent Becue Renard

28 octobre 2014, à 20h15 au Cinéma du Panthéon, Paris 5e

2h22, 2014, Alice Films
Ils auraient pu s’appeler Ulysse, ils s’appellent Justin, Kacy, Brooks, Trevor ou Steve. Ils auraient pu revenir de Troie, ils reviennent d’Irak ou d’Afghanistan. Pourtant, pour eux aussi, le retour au pays est une longue et douloureuse errance.

Partis combattre sous le drapeau américain, les douze guerriers de Of Men and War [Des hommes et de la guerre] sont rentrés du front sains et saufs, mais l’esprit en morceaux, consumés de colère, hantés par les réminiscences du champ de bataille.

Leur quotidien est désormais peuplé d’ombres et de fantômes, la menace semble encore rôder partout. Leur femme, leurs enfants et parents ne les reconnaissent plus et les regardent, impuissants, se débattre contre d’invisibles démons.

Guidés par un thérapeute pionnier dans la prise en charge des traumatismes de guerre, lui-même vétéran du Vietnam, ils vont peu à peu tenter ensemble de mettre des mots sur l’indicible et de se réconcilier avec eux-mêmes, leur passé et leur famille.

Projection suivie d’un débat avec Laurent BECUE RENARD, de Marion LARY et d’Alima AROUALI, documentaristes et membres d’Addoc.

« Quand l’écriture s’invente dans le documentaire ».
Comment se fabrique une écriture dans un film au long cours ? Sa singularité n’est-elle pas mise en péril par un tournage et un montage qui s’étalent sur plusieurs années ?

Cinéma du Panthéon
13 rue Victor Cousin
75005 Paris
http://www.cinemadupantheon.fr/
Plein tarif : 8,50€
Tarif réduit : 6,50€
Cartes UGC et Le Pass Gaumont illimitées acceptées

Le débat a été enregistré

Débat animé par Addoc : Of Men And War de Laurent Bécue-Renard from Addoc on Vimeo.

Extrait du débat :
« Le montage comme architecture globale repose sur chacune des séances de thérapie, qui durent en moyenne 2 à 3 heures, comme la durée totale du film.
Au cours du montage, chaque séance est réduite une première fois pour arriver à 20-30 minutes. Puis, on cherche ce qui s’y est profondément dit, pour en tirer la substantifique moelle, pour arriver à 1 à 4 minutes.
Il faut pour autant que chacun d’entre vous ait l’impression d’avoir assisté à chaque séance dans sa totalité, et que votre psychisme puisse reconstruire tout le temps ce qui n’est pas dit dans le film. »
Laurent Bécue-Renard

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